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18 janvier 2006

Commentaires

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frédériClément

... ce livre bleu de Jean-Michel Maulpoix m'a suivi de lieu en lieu... depuis... 20 ans, ou plus peut-être ? ...
Merci, Dominique, d'avoir passé si souvent le bout de ton nez entre les parenthèses de mon petit théâtre... rouge !
Sourire à toi. frédériC

http://fredericlement.blogspirit.com/


vi

..ne vis que de bleu, bleu qui se décline, m'attire et me séduit ..me vêts, me parfume de bleu...m'éparpille et me recentre dans le bleu du ciel et de la mer....comment ai-je pu ignorer l'existence de ce livre bleu. Merci à vous.

myriade

Un autre passage :

"Ne croyez pas que tout ce bleu soit sans douleur.
La mer n'est pas une image naïve épinglée dans la chambre au dessus du lit parmi les peluches et les bijoux d'un sou. Lorsque le coeur ne nous bat plus, nous guettons le grand large dans les flaques de la rue afin d'y laper notre misère et d'offrir à notre désir un semblant de ciel. Parfois, nous regardons intensément les yeux de nos semblables, espérant y trouver la mer et y sombrer brièvement.
Nous frottons notre peau dans la chambre contre la peau d'autrui, en quête d'une électricité bleue et de son bel arc de foudre..."

Jean-Michel Maulpoix, Une histoire de bleu

dalila

Ce passage est magnifique, on voudrait tous les citer,ils donnent une consistance à nos émotions les plus enfouies,oui,oui!!! c'est la poésie, triste et belle :(

dp

Ce livre publié pour la 1er fois en 92 ne m'a depuis, comme pour Frédéric jamais quitté.Jean-Michel Maulpoix me fit l'amitié lors de sa publication de m'offrir quelques brouillons manuscrits/tapuscrits que j'ai accompagné d'aquarelle et présentés sous forme de sculptures.Elles sont aujourdh'ui toutes dispersées (12 au total). Merci Myriade pour le choix de ce très bel extrait et comme Dalila j'aimerais tous les citer.
Oon en trouvera à nouveau bientôt sur ce blog, rien que pour le plaisir.

Fugitive

Votre "chemin de croix", précédé de cette vision subtile du bleu, m'ont tout à coup rappelé une toile de Georges de la Tour : "Saint Sébastien soigné par Irène". Etrangement, dans les rouges et les orangés si doux, si chauds, presque monochromes de la plupart de ses tableaux éclairés à la flamme, se détache de l'ombre le bleu d'un voile pudique, intense et doux. Un bleu qui m'a intriguée et subjuguée dès le tout premier regard. La femme qui le porte est sans doute une suivante. On ne distingue que ses mains jointes et son profil. Elle prie, humble et tranquille. Son voile bleu l'enveloppe d'une aura mystérieuse et sereine qui la rend unique...
Or, le bleu, dites-vous dans votre "chemin de croix", évoque les femmes...
Etrange écho, insaisissable émotion qui m'ont touchée.

dp

heureux de cet écho nimbé de mystère,d'un coup d'azertyuiop je dépose, pour le plaisir, sur votre blog la Madeleine à la veilleuse de René Char.

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