Les encres qui composent ce carnet d'Asie n'illustrent rien, ce sont les gammes du peintre, ses assouplissements. Le travail, volontairement distant de tout sujet, est dans un premier temps posé tel quel au fil des pages du carnet et se présente tel un brouillon, imprécis, bavard... Il est repris plus tard, à l'aide d'un papier de riz qui masque à demi les encres jetées là en vrac, dans la plus grande improvisation.
Puis, en écho à ce que laisse apparaître le papier de riz ainsi marouflé, le pinceau plonge à nouveau dans l'encre, commence sa danse, se fait précis, léger, délié, en quête d'une sonorité qui soit la plus juste possible, afin d'offrir au regard une invitation à la rêverie.



Je trouve ça magnifique! J'imagine le pinceau dansant... ça me touche...
Rédigé par: Doune | 01 octobre 2006 à 22:13
Hmmmm...j'aime bcp ces carnets d'Asie...et j'accueillerai avec bonheur un morceau de ce papier de riz, si d'aventure il y en avait un qui venait à se poser dans ma boite aux lettres... :) Quels merveilleux papiers artisanaux tu as dû trouver là-bas! J'espère que tu as ramené de nombreux trésors comme ceux-là! :)
Rédigé par: washi | 02 octobre 2006 à 20:46
Et c'est la clarté, l'espace, un vent de pétales, le velours noir de l'intensité, sa douceur pénétrante et la porosité des cadres, l'assouplissement des limites, un doux débordement, un mouvement soyeux d'une évidence lumineuse...
Rédigé par: Fugitive | 02 octobre 2006 à 21:46
...
laissons nous rêver
devant ce brouillon bavard
quand le pinceau chante
...
Rédigé par: sylvie | 02 octobre 2006 à 22:31
j'aime beaucoup l'esprit d'un "brouillon bavard", il en contient bien plus que n'importe quelle oeuvre bien fignolée...
libre de réalisations singulières, de mouvements-sentiments d'une encre fascinante, rien n'est visible et pourtant l'essentiel est dans la tâche, le trait et pourtant, tout est là...Mmmmm j'adhèore aussi...
Rédigé par: dalila_ | 03 octobre 2006 à 23:20
... Tiens ... mais porquoi donc mon p'tit email carton d'invitation "LUMINUS" m'est il revenu quelques jours après "sans avoir pu être délivré", m'informe-t-on ? ... J'ai pourtant ta bonne adresse, cher Dominique ... Mystère ...
Amitié à toi. frédériC
http://fredericlement.blogspirit.com
Rédigé par: frédériClément | 15 octobre 2006 à 13:27
Si i longtemps que je ne suis passée...que je n'ai contemplé...Sourire à vous, Cher Dominique
Rédigé par: vi | 18 octobre 2006 à 13:41