A portée de main sur ma table de travail est posé, tel un trésor, le carnet aux encres inspirées par le désert. Celles-ci jouent le rôle d'une passerelle entre ce qui a été vécu et ce qui est aujourd'hui rêvé.
Traces palpables -92 feuillets- qui appartiennent aux palmiers, aux pierres et au sable, encore proches dans ma mémoire. Territoire singulier où le reste du monde et ses événements, même si cela est illusion, semblent à des années-lumière.
Je regarde ces pages de façon furtive, comme par-dessus mon épaule. J'ignore tout de la façon dont elles vont se glisser dans mon travail à l'atelier. Je sais juste que ma main a en mémoire la lumière, les lignes, les courbes, l'immobilité et qu'il lui appartient d'en restituer la beauté.
Je pense que le voyage a toujours un rôle "initiatique" dans le sens d'une évolution personnelle.
On ne revient jamais "indemne" d'un voyage.Il continue d'exister en nous.
Je pense que la rencontre avec le désert doit être un moment très intense.
Merci à toi de nous faire partager les "traces" de ce voyage, qu'elles soient en mots ou en images... :)
Rédigé par: washi | 30 janvier 2007 à 11:09
Et pendant que s' inscrivaient sur ces pages vierges les mémoires du corps, le soleil, par-dessus votre épaule s' amusait en calligraphies mouvantes à imprimer, l' espace d' un instant éphémère, la gestuelle D' une nature innondée de lumière ...
Nul doute que ces pages trouveront, en temps voulu, leur place juste dans l' écrin de la création ...
La gestation a besoin de temps et l' incarnation d' un long chemin à parcourir ... Ne réveillez pas trop tôt l' oeuvre en sommeil, Dominique, je suis certaine qu' elle vous fera signe d' elle-même ... Beaux moments dans l' univers du créer en harmonie à vous ...
Rédigé par: Kaïkan | 31 janvier 2007 à 19:12
Ce qui me touche, c'est justement cette coexistence de notre monde et du désert... ces présences qui s'ignorent, toutes les deux vouées à leur propre accomplissement... Et puis, notre désir d'y interroger le vide, où ce qu'on croit l'être, d'y faire retraite pour y comprendre l'essentiel, pour apprendre à voir le plein. Et à sentir leur identité.
Ce qui me touche... bien que jamais encore je n'y sois allée. Et parce que j'y pense souvent.
Rédigé par: Fugitive | 04 février 2007 à 21:23
Carnet de lumières à couleur et finesse de sable..correspondance..Sourire vers vous en ce mardi, Cher Dominique.La rencontre avec le désert relève oui, de l'intime, de l'harmonie, du profond et de l'essentiel...moment de grâce unique et singulier.
Rédigé par: vi | 06 février 2007 à 07:33